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Un appareil = un rendu

Mamiya RZ

Olympus Pen FT

Pentax Auto 110

Sinar

Minox 8X11

Même si le numérique fait partie de mon quotidien professionnel depuis 2000, je n’ai jamais abandonné l’argentique, car je ne place pas cette technique en concurrence avec le digital. 

Il y a du bon à prendre dans les deux technologies, et je passe sans vergogne de l’une à l’autre selon les besoins. J’ai ainsi beaucoup de plaisir à sortir un boitier numérique, si efficace quand les conditions sont difficiles.

Mais je reconnais avoir un faible pour l’argentique, et pour tous les projets personnels à fort affect (et qui sont techniquement compatibles), je préfère utiliser un appareil à pellicule. J’apprécie une façon de photographier différente, plus lente, et qui demande réflexion. Le délai d’attente avant de découvrir les images permet de prendre un recul nécessaire, et contribue au résultat final. Le côté fait maison (développement des films noir et blanc, numérisation, tirages éventuels) fait partie intégrante du processus.

C’est pourquoi j’ai fait le choix de ne montrer ici que des images argentiques. Les images numériques viendront peut-être un jour (je ne les renie pas, je les aime bien aussi, mais je souhaite éviter le côté « j’en mets un maximum ad nauseam »).

Ces images ont été réalisées sans prétention, avec pour seul but de me faire plaisir durant mes temps libres. Ne cherchez pas de sens ni de concept particulier, je me contente de photographier des scènes qui me parlent. Donc, vous pouvez sauter cette page (ou ce site) si vous recherchez des images qui « questionnent le monde ». 

J’ai fait le choix de mentionner les types d’appareils que j’utilise, – quitte à passer pour un technophile -, car cette information permet de renseigner sur le rendu des images. Contrairement au numérique qui ne permet pas de jongler avec différents capteurs (très peu de tailles différentes sur le marché), on peut plus facilement changer de format en argentique. C’est pourquoi je passe souvent d’un boitier à l’autre selon l’humeur du moment, en ayant un gros faible pour le 6X7, le demi-format (18X24 mm), ou même le  miniature 110. J’apprécie aussi beaucoup la Sinar 4X5, que je redécouvre en argentique depuis peu, alors que je m’en sers régulièrement en professionnel numérique et bien sûr, elle m’a accompagné durant toute ma période daguerrienne (voir la page ad-hoc). En revanche, j’ai un peu abandonné le format 24X36, car il est trop proche des sensations du numérique.

En ce moment, l’argentique a le vent en poupe, et c’est regrettable, car le prix des trucs que je voudrais bien acheter augmente de façon indécente. Mais je remercie (sincèrement) tous les jeunes qui trouvent « cool » de shooter « vintage », car ils permettent de pérenniser une activité qui prenait gentiment le chemin du cimetière. 

Et puis, je me sens moins seul, et on a arrêté de se foutre de ma gueule avec mes films ( j’en étais réduit à préciser que j’avais AUSSI des APN!). Curieusement, on vient même me demander des conseils, et ça, c’est bon pour l’ego de votre serviteur.

Tristan da Cunha

Photographe professionnel, spécialisé depuis 20 ans dans la prise de vue culinaire et tous les défis techniques.

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