Voilà un appareil vraiment attachant. Conçu dans les années 1960 par Olympus, ce reflex à objectifs interchangeables a la particularité d’être demi-format, c’est-à-dire que les négatifs font 18X24 mm, donc deux fois plus petits que d’habitude. En conséquence, on peut loger 72 photos sur une bobine 135, au lieu des 36 habituelles. Ce n’est pas forcément un avantage, d’ailleurs, et j’ai souvent du mal à finir le film.

Autre particularité, le cadrage se fait nativement en vertical, et ça change beaucoup des habitudes. Par exemple, c’est intéressant pour réaliser des panoramas multi-images, ou des duos.

L’appareil est très simple, mais il y a l’essentiel : cellule intégrée (imprécise aujourd’hui, je préfère faire confiance à une cellule à main), diaph, vitesse, prise pour déclencheur souple, tout y est. Les optiques, réputées très bonnes, le sont réellement, en tout cas pour celles que je possède (20 mm F-3,5, 38mm F-1,8, 100 mm F-3,5).

On aurait tendance à priori à vouloir rechercher l’emploi de films très lents pour compenser la réduction du format (qui entraîne une montée du grain). Mais j’aime assez prendre le contrepied de la démarche. J’utilise ainsi avec plaisir des films granuleux, pour mettre en valeur la structure de l’image.

Et quand j’emploie des films plus habituels, (diapositive 100 ISO), je profite de la subtile colorimétrie de ces émulsions, tout en valorisant le grain.

Parfois, je me permets de modifier sans vergogne les couleurs, ou de développer les films en traitement croisé. Le demi-format invite à l’expérimentation.

Tristan da Cunha

Photographe professionnel, spécialisé depuis 20 ans dans la prise de vue culinaire et tous les défis techniques.

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